Rentrée : quels nettoyages professionnels prévoir après l’été ?
Après l’été, tous les établissements ne partent pas du même point.
Certains ont fermé plusieurs semaines, d’autres ont continué à fonctionner au ralenti, tandis que les restaurants, hôtels, commerces touristiques et certaines entreprises ont parfois connu leur période d’activité la plus intense de l’année.
Dans tous les cas, la rentrée est un bon moment pour faire un état des lieux des locaux et des équipements.

Vos locaux ont fermé plusieurs semaines.
Un bâtiment fermé et peu fréquenté peut favoriser l’apparition de poussières, d’odeurs de renfermé, d’humidité ou de nuisibles.
Avant la reprise, quelques vérifications simples peuvent permettre de repérer rapidement un problème :
- odeur inhabituelle ou persistante ;
- traces d’humidité ou de condensation ;
- poussière importante autour des bouches de ventilation ;
- déjections ou traces de passage de nuisibles ;
- dégradation dans les réserves ou locaux techniques ;
- présence d’eau stagnante ou de végétation inhabituelle à l’extérieur.
Une fermeture prolongée est également l’occasion de vérifier qu’aucune dégradation n’est apparue pendant l’absence des occupants.
Votre activité a tourné au ralenti…
Une activité réduite ne signifie pas que les équipements n’ont pas fonctionné.
Ventilation, sanitaires, cuisines ou systèmes d’extraction peuvent avoir continué à fonctionner, parfois sans bénéficier du même niveau de surveillance et d’entretien qu’en période normale.
La rentrée permet donc de vérifier les installations qui ont continué à fonctionner pendant l’été et celles qui ont été peu utilisées.
Votre établissement a tourné à plein régime !
Pour un restaurant ou un commerce ayant connu une forte activité estivale, le problème est différent : les équipements ont été davantage sollicités.
Après plusieurs semaines de fonctionnement intensif, les graisses peuvent s’être accumulées dans les systèmes d’extraction, les surfaces ont été davantage sollicitées et les réserves ou locaux poubelles ont pu devenir plus favorables aux nuisibles.
La fin de saison est donc un moment particulièrement pertinent pour programmer les opérations d’entretien qui étaient difficiles à réaliser pendant la période de forte activité.

Restaurants : après un été intense, regardez du côté des hottes
Pour un restaurant ayant enchaîné les services pendant plusieurs semaines, la hotte et le système d’extraction font partie des installations à surveiller en priorité.
Filtres, conduits et ventilateurs sont fortement sollicités et peuvent accumuler des graisses au fil du temps.
Que prévoit la réglementation ?
Pour les ERP concernés, l’article GC 21 de l’arrêté du 25 juin 1980 prévoit notamment le ramonage des conduits d’évacuation au moins une fois par an, avec vérification de leur vacuité. Le circuit d’extraction doit être nettoyé chaque fois que nécessaire et les filtres doivent être nettoyés ou remplacés aussi souvent que nécessaire, et au minimum une fois par semaine pendant les périodes d’activité.
L’article prévoit également un livret d’entretien recensant les vérifications et opérations réalisées sur les installations concernées.
Un rappel de bon sens : Ne l’oubliez pas, la commission de sécurité incendie passe fréquemment faire des contrôles dans les établissements. En cas de manquement sur l’entretien des conduits, des filtres ou sur la tenue du livret d’entretien, les sanctions peuvent aller du simple avertissement à la fermeture administrative. Autant dire que la rentrée est le moment idéal pour être en règle !
Et la ventilation après plusieurs mois d’activité ?
Dans un bureau, un commerce ou un établissement recevant du public, les systèmes de ventilation peuvent fonctionner pendant toute la saison sans interruption.
Au fil du temps, poussières et dépôts peuvent s’accumuler dans les réseaux, les bouches, les caissons et les systèmes d’extraction.
Le Code du travail, article R.4222-1, prévoit que l’air des locaux fermés où séjournent les travailleurs soit renouvelé afin notamment de préserver leur santé et d’éviter les odeurs désagréables et les condensations.
Certains signes doivent donc attirer l’attention :
- débit d’air qui semble moins important ;
- poussière autour des bouches ;
- odeurs inhabituelles ;
- condensation persistante ;
- ventilation anormalement bruyante.
Ces symptômes ne signifient pas nécessairement que le système doit être nettoyé, mais ils peuvent justifier un contrôle ou un entretien.

Les nuisibles profitent aussi de l’été !
Que l’établissement ait été fermé ou qu’il ait tourné à plein régime, les conditions estivales peuvent favoriser certains nuisibles.
Dans un restaurant très fréquenté, les réserves, cuisines et locaux poubelles ont été particulièrement sollicités. À l’inverse, dans un bâtiment fermé plusieurs semaines, certaines zones ont pu rester totalement sans surveillance.
Avant la reprise, recherchez notamment :
- déjections ;
- emballages grignotés ;
- traces de passage ;
- insectes morts ou vivants ;
- mauvaises odeurs ;
- matériaux dégradés.
L’objectif n’est pas de traiter systématiquement, mais d’identifier rapidement les signes d’une éventuelle présence et d’en rechercher les causes.
Attention aux derniers assauts des nuisibles : frelons, guêpes et moustiques !
En fin d’été et avec la persistance de fortes chaleurs, restez particulièrement vigilants : l’activité de certains nuisibles bat son plein.
- Les frelons asiatiques et les guêpes continuent d’être très actifs, attirés par les terrasses, les déchets et les zones de restauration en extérieur. Ils peuvent aussi consolider leurs nids sous les toitures ou dans les bardages.
- Contrairement au moustique commun, le moustique tigre pond ses œufs sur les parois des récipients ou au bord de l’eau, juste au-dessus du niveau de l’eau. Les œufs peuvent alors résister à la sécheresse pendant plusieurs mois, en attendant d’être immergés lorsque le niveau de l’eau monte. Leur capacité à survivre dans ces conditions peut être particulièrement longue.
Autre différence : le moustique tigre est principalement actif en journée, notamment le matin et en fin d’après-midi, tandis que le moustique commun pique surtout la nuit. Dans les deux cas, seules les femelles piquent, car elles ont besoin de sang pour le développement de leurs œufs.
Ces indésirables représentent un vrai risque pour vos clients, vos salariés et le confort des lieux. Une inspection visuelle des abords extérieurs s’impose avant de laisser portes et fenêtres grandes ouvertes.

Après l’été, pensez aussi aux extérieurs
Les bâtiments ont eux aussi subi leur saison.
Façades, terrasses, toitures et bardages peuvent avoir accumulé poussières, mousses, végétation ou différents dépôts.
La rentrée est un bon moment pour observer les surfaces et repérer les zones qui nécessitent un nettoyage ou un démoussage avant que les salissures ne s’installent davantage.
Même chose pour les pigeons : une fermeture ou une activité réduite peut favoriser leur installation sur certaines parties du bâtiment. Les accumulations de fientes nécessitent alors un nettoyage adapté et, lorsque cela est nécessaire, des dispositifs peuvent être mis en place pour limiter leur retour.
La bonne question à se poser à la rentrée
Il n’existe donc pas une seule check-list de rentrée valable pour toutes les entreprises.
Un restaurant qui vient de terminer deux mois à plein régime n’aura pas les mêmes besoins qu’un bureau fermé pendant trois semaines.
L’essentiel est de regarder ce qui a été le plus sollicité ou, au contraire, ce qui est resté sans surveillance.

Certains problèmes peuvent être réglés par un entretien courant. D’autres nécessitent une intervention spécialisée.
Une rentrée propre, mais surtout un bâtiment prêt à reprendre son rythme.
La rentrée n’est donc pas simplement le moment de faire le ménage.
C’est surtout l’occasion de vérifier que les équipements, les locaux et leur environnement ont bien supporté l’été, qu’il s’agisse d’une période d’arrêt ou, au contraire, d’une forte activité.
Avec ses interventions en hygiène, nettoyage, ventilation, hottes professionnelles et lutte contre les nuisibles, STH accompagne les professionnels pour identifier et traiter les problématiques rencontrées dans leurs locaux.
Après un été à l’arrêt comme après un été à plein régime, le bon réflexe reste le même : faire le point avant que les petits problèmes ne deviennent de vrais problèmes.


